dimanche 5 décembre 2010

Que faisait-on avant Facebook?

Aujourd'hui Facebook est partout: internet, téléphones et même au cinéma avec The Social Network, un film qui retrace l'histoire de la création du réseau qui compte aujourd'hui plus de 500 millions de membres.
Impressionnant comme chiffre, 1 terrien sur sept vit sur la toile au rythme effréné des femmes pouvant enfin montrer leur gros ventre sans avoir honte de leurs jolies rondeurs, signe énonciateur de l'arrivée d'un futur marmot qui dès 4 ans pourra gentiment poker (une sorte de wizz facebookien, le wizz provenant de msn, outil de communication tellement 2000) ses camardes de crèches, qui se feront un malin plaisir de baver de joie devant les tribulations de David et Lorraine nos deux rois de facebook du mois 2011, catégorie moins de 5 ans. Désolé pour ce petit égarement cher lecteur. Mais je ne peux m'empêcher de me poser une question, une seule interrogation : que faisions nous avant d'avoir facebook?

C'est vrai, en regardant mon entourage (le réel, pas le virtuel), je m'aperçois que beaucoup de mes amis passent leur temps à chiner sur la toile. Chiner, oui , un peu comme aux puces, sauf que leur but est d'avoir un rendez vous galant le plus rapidement possible et non de repartir bras dessus bras dessous avec une chaise à trois pieds en bois du vénézuela. Avec le réseau crée par Marc Zucherberg, il suffit qu'un ancien camarade de classe bien intentionné fasse tout pour vous rappeler le boudin que vous étiez en primaire. Ainsi votre dernier Jules, rencontré quelques heures auparavant sur la toile, pourra, sauf verrouillage de votre part, accéder aux photos d'époques. Et la c'est le drame!

Pourtant, si ma mémoire est bonne, les photos dossiers, dans une relation, c'est ce qui unit (d'une certaine manière) les couples. Un peu comme si la femme disait à l'homme: "bon je te montre cette photo, je veux te montrer celle que j'ai été et celle que je suis désormais devenue grâce à toi". Oui c'est cliché! Mais levez la tête de la feuille et posez la question à un membre de votre entourage, et vous verrez que cette question est loin d'être stupide. Elle devient presque aussi importante que la célèbre devinette: "c'est la poule ou l'oeuf qui est sorti en premier?"

Au fur et à mesure de mes nuits et soirées aussi longues et interminables que le nom du créateur du réseau social, je me demande ce que faisaient les gens en soirée quand il n'y avait pas facebook?
Une réponse simple, à mon avis, ils se faisaient chier sauf qu'ils pouvaient le dire à moins de monde. Et oui, c'est ça la magie facebookienne! Peu importe ce que l'on fasse, et peu importe que ce soit intéressant, le contraire étant plus souvent effectif, on le montre au monde entier, au monde virtuel qui nous entoure, nous emmerde avec ses photos de couples, ses bébés qui tirent la langue et ses blaireaux qui posent devant des voitures de sport qu'ils n'ont pas le droit de conduire même dans leurs rêves. C'est ça la magie facebook, montrer la dure réalité de la vie humaine, comme quoi même les prolos ont le droit à leur quart d'heure warholien.

vendredi 24 septembre 2010

Quand la Piscine prend des airs d'autoroute

L'été, c'est le moment de se ressourcer, de faire ce que l'on fait rarement (du sport) et de manger (ce que l'on fait le reste du temps) sainement.

En Septembre, le Parisien retrouve sa ville lumière, son aigreur mais aussi ses mauvaises habitudes. Et pourtant... Il ne peut s'empêcher de regarder avec une mélancolie certaine la piscine où il a joué tout l'été à Johnny Weissmuller (feu Tarzan) espérant que sa dulcinée ne finisse pas par ressembler à Laure Manaudou. Le fond d'écran de son cellulaire en témoigne, malgré les poignées d'amour qu'il a ramené de Grèce, Jules a fait du sport, et pas n'importe lequel: de la natation.
Malgré la pluie et le froid qui (re)pointe le bout de son nez, il décide de franchir le pas, et de refaire de la natation. Facile, au premier abord. Tellement simple, qu'il se pointe à la piscine municipale, tongues de plage dans le sac, et bonnet de bain assorti au moule bite de bain.

Notre Parisien en a marre de passer sa pause déjeuner a manger face à son insipide sandwich de La Brioche Dorée. Il veut pauser utile. Du sport. Quantifié. Rationnalisé.

Première surprise, la queue pour aller barboter. De nombreux cadres ont eu la même idée que lui. Surprise. Lui qui pensait être le seul à vouloir un corps sain. 10 minutes de queue plus tard, son ticket pour la petite bleue en poche, il file vers le vestiaire dont les odeurs de chlore lui rappellent l'époque où étudiant il achetait de l'eau de Javel bon marché. Qu'importe. Un sportif doit souffrir. Premier choc. À sa droite, un cours d'aquagym ou les participants font semblant de bouger dans l'eau. Les hommes se rincent l'oeil et les femmes cravachent. C'est la dure loi du bassin.

Notre Parisien bombe le torse et range ses bourrelets du mieux qu'il peut. Après tout les poils et le bronzage sont la pour protéger sa masse corporelle. Il se jette à l'eau pensant alors qu'il va vivre un moment de détente totale et complète. Cruelle désillusion! Il découvre alors un bassin qui lui rappelle ses after-work Periphéquien, sauf que les voitures sont des hommes et que les gaz d'échappement sont les jets d'eau projetés par les pieds de ces débutants qui font tout pour faire travailler leurs cuisses. 100 personnes qui nagent dans le bassin évoquent les klaxons de la rue. Il double même sur la file de gauche certains qui nagent à la vitesse d'une boite de thon.

Il s'accroche, fait quatre, cinq longueurs, puis décide de partir, pensant tendrement aux bouchons de la soirée. Pour le sport, notre Parisien attendra l'été prochain. Demain midi, il ira faire du vélo sur les nouvelles voies crées par Bertrand Delanoë, vous savez celles qui vont à l'inverse de la situation. C'est toujours plus sympa de voir la gueule de son futur chauffard...

dimanche 13 juin 2010

Sex And The City 2


Durant de nombreuses années, je pensais tout connaitre aux femmes. Tout, vraiment tout. Pourtant j'étais à côté de la plaque, ou plutôt à coté de mon tube cathodique.

Durant six années, une série américaine donnait des conseils (malgré elle?) aux hommes qui comme moi, pensaient avoir la science infuse. Et pourtant!

Dans Sex And The City 2 , les 4 copines (Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha) se retrouvent réunies pour de nouvelles aventures au coeur des Emirats, à Abou Dabi.
Je l'admets, je prends la série au vol, et j'ai (forcément) eu recours à un cours de rattrapage avec une petite bande de minettes qui se trouvaient devant le cinéma.

Dans la salle, un constat, beaucoup d'abeilles, et très peu de guêpes. En ces temps de coupe du monde, l'homme est devant le canapé alors que sa dulcinée, elle, attend avec impatience l'arrivée prochaine des soldes.
Dès le début de Sex And The City 2, le décor est planté, ces femmes la vivent dans du glamour, dans le New York que tant de cinéastes se plaisent à rêver et sublimer.

Les 4 copines ont tout pour être heureuse dans leur vie: bon job (pour Carrie), nombreux plans culs (pour Samantha), deux bébés qui hurlent (pour Charlotte) et dès cheveux bien roux (pour Miranda). Samantha, par son exceptionnel relationnel, trouve un moyen pour elle et ses copines de partir visiter les Emirats, dans un océan de luxe. Entre le chameau et les Maybach, nos dames de choc ont fait leur choix, ca sera luxe, luxe et luxe.

Tant pis pour la crise économique évoquée lorsque Carrie explique qu'elle n'a pas pu revendre son appartement, et que de facto, elle se retrouve donc avec deux appartements dans le même immeuble.

Quelques scènes drôles ponctuent ce film (Samantha qui se fait insulter par des barbus, alors que ses compagnons, des préservatifs, se retrouvent étalés sur la place du marché public), on ne peut s'empêcher de penser au message véhiculé par ce film : l'Amérique c'est quand même le pays de la liberté, d'ailleurs c'est pas pour rien que la statue de la liberté se trouve aux Etats Unis (CQFD).

Pour les puristes du genre, le premier épisode était mieux, plus clinquant, plus cynique, plus Carrie Bradshaaaw. Pour autant, Sex And The City 2 en met plein les yeux, d'ailleurs, plus la fin du film est proche, et plus ma voisine semble triste de rentrer chez elle, pensant assurément à son Jean Michel qui aura laissé trainer des bières partout et qui n'aura pas eu le temps de changer le "ptit".

Crédits: Warner Bros

jeudi 29 avril 2010

Les Invités De Mon Père

Votre papa vit une belle retraite, calme et bien rangée. Un beau matin, il décide d'aider des sans papiers, et annonce à ses enfants qu'il va épouser une Moldave. Au premier abord, tout le monde dit oui, c'est beau , c'est une belle idée. Et pourtant. Quelles seraient vos réactions si cela arrivait dans votre famille? Seriez-vous près à sacrifier votre héritage?

Sur le papier, oui, l'homme est toujours rempli d'idées nobles, souvent généreux avec l'argent des autres. La réalité, elle, est souvent différente. Très bien écrit par Anne Le Ny, Les Invités De Mon Père se laisse bercer par un faux rythme d'une lenteur qui rappelle la vie, la vraie. Les acteurs jouent juste et Fabrice Luchini est parfait en nouveau riche. Karin Viard (en généraliste de banlieue) n'est pas en reste et Michel Aumont joue à merveille le papi qui joue sa crise de la double- quarantaine. À voir.

mardi 27 avril 2010

Green Zone: le retour de Matt Damon




Matt Damon revient à l'affiche dans Green Zone. Non il ne s'est pas transformé en VRP spécialisé en énergies renouvelables (vous savez ces petits panneaux que l'on met sur le toit) mais joue le rôle d'un soldat américain (Roy Miller) basé en Iraq, dont la mission est de trouver des armes de destructions massives.

L'histoire d'amour continue entre le réalisateur Paul Greengrass (un ex journaliste passé du côté de la caméra ) et Matt Damon. Une idée frappe ou plutôt un raccourci. On ne peut s'empêcher de penser à La Trilogie Jason Bourne (La Mémoire Dans La Peau) où Greengrass a déjà eu l'occasion de diriger l'acteur au visage poupin à deux reprises (Vengeance 2 et 3).

Film résolument engagé dans la dénonciation du mensonge irakien, Green Zone est l'adaptation d'un ouvrage intitulé Dans La Zone Verte: Les Américains à Bagdad, écrit par le journaliste Rajiv Chanfrasekaran qui fut responsable du bureau du Washington Post à Bagdad entre avril 2003 et octobre 2004.

En plus d'être engagé, Green Zone est également un bon blockbuster. Ainsi, les explosions ne manquent pas et les combats sont plutôt bien fait. La mise en scène étant servie par le charisme de Matt Damon (toujours aussi bon en homme de combat) et une succession de plans donnant une sensation, assez appréciable, de vitesse et de dynamisme au film. Il est possible d'allier politique et divertissement. Même si l'ex président Bush n'a guère du apprécier la scène de raffinerie flambée...

lundi 26 avril 2010

Camping 2: comédie cheap...

Avant de rentrer dans la salle, une appréhension (légitime) s'empare du spectateur. Et si Camping 2 était du même niveau que Camping 1? Autrement dit, un film pas drôle, lourd, qui nous ferait presque regretter d'avoir eu l'occasion d'avoir un jour mis les pieds dans un camping.

Bien sur, on retrouve Franck Dubosc (à l'écriture et à l'écran, of course) et toute la bande habituelle (Mathilde Seigner, Claude Brasseur,...) et un petit nouveau Richard Anconina qui remplace Gérard Lanvin, dans le rôle de l'invité de passage.
Tout est (sur) fait pour que le spectateur rigole, mais rien à faire ça ne vient pas. Et pourtant...

Franck Dubosc qui avait retrouvé de sa superbe dans Incognito, refait du Camping. Il surjoue, slip bleu à l'appui. Tout dans la lourdeur et le clin d'oeil foireux, Patrick Chirac attend l'amour.

Entre une R21, dont l'autocollant Je Suis Célibataire n'a rien à envier aux pires Smart publicitaires, et un M. Gattineau qui a réussi dans les affaires (splendide t-chirt Dolce Gabbana, pour Drôle et Grosse?) le spectateur n'a qu'une envie, se noyer dans son siège.

On en vient presque à se demander si nos chers acteurs n'ont pas accepté ce projet pour passer quelques mois dans la région d'Arcachon ou pour boire quelques verres de Ricard (omniprésent tout au long de l'écran) Heureusement que la comédie française est un genre qui s'exporte peu. Entre Camping 2 et Mammuth (avec un Depardieu qui se la joue Mickey Rourke), le cinéma français vient de fournir deux de ses plus beaux poissons d'avril...

dimanche 11 avril 2010

De ces gestes qui sauvent...

Certains jours, certains moments, monsieur Robert se retrouve pris au dépourvu. Il ne sait plus quoi faire, quoi dire, un sentiment quelconque de banalité apparaît. Fort heureusement, certains gestes où certaines attitudes existent et on sauvé plus d'une vie, partout dans le monde et 365 jours dans l'année. Effectivement! Oui je viens d'être sauvé par cette adverbe qui arrive souvent (comme la fin d'un film, en pensant au dernier Tim Burton, Alice Aux Pays Des Merveilles, merveille d'inutilité) pour nous permettre d'avoir l'air d'être intelligent lorsqu'on ne sait plus quoi dire.

Robert se transforme alors en terroriste verbal, un de ces ennemis de la langue française, dont les cousins salissent les murs facebookiens de splendides "jeu panse donc jeu souis". Le Bescherelle servant désormais à caler des étagères.
Effectivement, ce splendide adverbe est devenu un verbe, voir une phrase pour certaines personnes peu scrupuleuses qui n'hésitent pas à l'utilisaer plus de 20 fois dans la même journée. (Test effectué sur une surface de vente, sur une durée de 20 minutes)

Mais il n'y a pas que cet adverbe qui puisse vous servir de Saint Bernard. Ainsi, il est recommandé (une fois par jour) de se ronger (ou de faire semblant de le faire) ses ongles, et çe même si on a mis son plus beau vernis.
D'autres fument des cigarettes dès qu'ils le peuvent. Dans les deux cas, le sujet n'a plus l'occasion de dire des bétises et en plus de cela, il a l'air smart: Effectivement (pour le côté Beaudelaire, vous savez la partie Mal des Fleurs) ou la cibiche pour le côté cowboy des villes (l'intelligence de George Bush en moins). Effectivement.

vendredi 2 avril 2010

L'Arnacoeur: séduis moi si tu peux





C'en est presque devenu une habitude. Dès le début d'un film avec Romain Duris, on a le droit à un long monologue (en voix off, comme toujours) de ce dernier. Souvent, il parle de la vie, de son expérience, toujours dans des rôles de mecs cools (moitié looser, moitié lover, mais toujours cool). Son métier? C'est un séducteur-à-gages. Pourtant, il n'a pas le physique d'un Schwarzie ou la machoire d'un Rocky, il est plutôt du genre séducteur à la Française. Celui qui n'hésitera pas à pleurer (une habitude nationale)... pour mieux emballer.

Entouré de François Damien (mythique Dikkenek), et d'Helena Noguera (femme qui gère son équipe de bras-semi-cassés d'une main de maître), Alex (Romain Duris) doit séduire Juliette (Vanessa Paradis), personne dont la vie est reglé comme sur du papier à musique, dont le seul défaut serait de manger du Roquefort au petit déjeuner. Débute alors une leçon de drague sous le soleil asseptisé de la Principauté Monegasque.

Romain Duris en playboy bobo qui n'a pas peur de jouer les beaux (normal c'est son boulot) et qui au passage se prendra quelques bobos, de quoi charmer toutes les femmes n'aspirant plus au bonheur, de la ménagère de moins de 50 ans à la bobo qui a décidé de ne plus s'épiler. D'ailleurs, il plait tellement qu'en France, il a déjà séduit plus de un million de spectateurs et qu'il ouvrira le film du festival Français de Los Angeles qui se tiendra du 19 au 25 Avril 2010. Brad Pitt en tremble d'avance...

lundi 29 mars 2010

Soul Kitchen: Du Groove à Hambourg...










Vous ne connaissez rien à la soul et encore moins à la cuisine? Soul Kitchen est fait pour vous. Récompensé à la Mostra de Venise (en Septembre 2009) par le prix du jury, la dernière réalisation de Fatih Akin est vraiment soul-patique.
L'histoire? Zinos, jeune restaurateur à Hambourg, traverse une mauvaise passe, un peu comme un disque de soul qui se serait pris pour un vinyle de pop. Son resto est boudé par ses clients habitués aux charmes de la nourriture grasse et frite. Entre les poissons (huilement) panés et autres frites transgéniques et les délices concoctés par son chef dont l'amour pour la cuisine n'a d'égal que le nombre de personnes ayant aimé faire l'amour sur du Marvin Gaye (une préférence pour Let's Get in On). Enfin, sa chérie (blonde, couleur traditionnel oblige) est partie vivre en Chine.
Une histoire qui a l'air vraiment ennuyeuse sur le papier. C'est vrai si ça avait été traité à la sauce française, option béchamelle, le film aurait un côté torture qui n'aurait pas déplu à Robespierre!
Allez on peut presque imaginer un casting de rêve: Jean Pierre Darroussin, Gérard Vives et Maité (pour celle qui part en Chine.
Revenons à nos moutons.
Soul Kitchen est rempli d'acteurs très bons, jouant juste et drôle, Moritz Bleibtreu. Ce dernier a joué Baader (dans La Bande à Baader d'Uli Edel) et un Adam Bousdoukos (le nom fait un peu tousser certes) assez maladroit. Ils vivent et respirent face caméra, comme un solo sur du Johnny Guitar Watson, le spectateur se laisse envouter par la splendeur et la postmodernité d'Hambourg la rayonnante. Quelques travellings langoureux sur le métro aérien longeant le lac d'Alster, on tombe amoureux de la ville, songeant le temps d'une scène où des petites frappes locales se retrouvent sur le parvis du Soul Kitchen, restaurant qui transpire la sensualité chaude et rare d'une caisse claire.
À voir, et qui sait peut être avoir envie de quitter Paris et d'aller s'emouracher d'une Hambourg, plus cosmopolite que jamais...

Le Film : B.A.




Quelques pépites à écouter :

Minnie Ripperton: Inside my love




Deni Hines: Give Me Your Love (ou la soul sauce marseillaise)



Sharon Jones et ses Dap Kings :



mardi 16 mars 2010

Ikea: Et si on mettait autre chose que des canapés dans le métro?






Durant quinze jours, certaines stations de notre bien aimé métro parisien se transforment en showroom du célèbre fabriquant de meubles aux noms exotiques: Ikea. Ainsi les Laverkk, Pfoterrrk et autres canapés ornant les catalogues du géant suédois pourront être testés durant quinze jours au sein des stations Saint-Lazare, Champs Elysées Clémenceau, Opéra et Concorde. Une manière de faire essayer ses canapés en live and direct.

Mais imaginons que cette campagne de pub donne des idées à d'autres marques. Ainsi une semaine serait consacrée à une marque de fromage (on ne pourra plus dire que les usagers du métro ont une mauvaise haleine vu que tout le monde aura la même haleine).

Une autre quinzaine serait consacrée aux déodorants (ce qui permettrait aux personnes de petite taille d'avoir une chance de survivre aux usagers dont le déodorant est en R.T.T.).

Prenons au hasard une boutique de self défense qui ferait essayer durant 15 jours, euu non, 48 heures (c'est moins dangereux) ses produits. Chaque usager de la ligne 13 demanderait une arme de son choix aux personnes employées par la RATP sur le quai de la gare Saint Lazare.


Ainsi, mamie aurait son tazer. Et gare à celui qui ne lui laisse pas une place assise ou elle pourrait poser son derrière fatigué, car rappelons le, si on prête un Tazer©, c'est pour que ce dernier soit utilisé.

Jean-Paul, le jeune cadre, excédé par ses stocks options qui ont perdus 40% de leur valeur (merci M. Maddof) a décidé d'essayer le dernier Magnum 357©. Un kéké fait trop de bruit avec son téléphone portable qui diffuse du Rihanna à fond les mirettes. Exit la politesse et bonjour le Bang Bang !

Bon, avec tout le stress que procure le métro, les victimes seraient plus que nombreuses, et les wagons auraient une fâcheuse tendance à devenir rouge. Et puis les agents d'entretien ont suffisamment de boulot avec les ivrognes et les jeunes qui vomissent partout en fin de soirée.

Rassurons-nous, tout ceci n'est qu'une supposition, sortie tout droit du cerveau d'un Ignatius excédé par les transports en communs. Plus que jamais la R.A.T.P, associée à Ikea, n'aura jamais autant méritée son acronyme populaire: Reste Assis (sur du Ikea) T'es (pas très bien) Payé.

Crédits photos: D.R

jeudi 11 mars 2010

Precious: sortez les mouchoirs...






Precious, c'est la sensation du moment. Il est vrai qu'en temps de crise (économique au cas ou vous ne vous en rappelez pas), il est toujours bon d'aller au cinéma pour voir une personne dont la vie est encore plus compliquée que la sienne. C'est simple dans Precious tout est fait pour que le spectateur se sente concerné dès les premiers pas (d'élephant?) de l'héroïne qui (si vous ne l'avez pas encore compris) se dénomme Précious.

Tout d'abord, l'histoire: À seize ans, Precious mene une vie chaotique, esclave moderne d'une mère qui la garde sous sa coupe afin de toucher l'aide sociale. Une rencontre avec un professeur change sa vie et elle apprend à lire et à écrire dans une école alternative. Commence alors une nouvelle vie.

Precious part dans une quête, d'elle même, du bonheur, et essaie de construire un avenir pour les deux enfants qu'elle a eu d'un viol avec son paternel (qui accessoirement l'a contaminé du virus du H.I.V) Lee Daniels, en adaptant le roman Push de Sapphire nous livre un film dur, ou les difficultés se suivent et s'enchaînent. Dommage que le tout n'aie pas été un peu plus subtil. Entre une histoire dure, deux viols, un virus du Sida, une héroïne analphabète et pour couronner le tout un enfant trisomique. Il semble alors évident que le spectateur ne peut faire autre chose que de se prendre d'affection pour l'héroïne, campée par Gabourey Sidibe.

Notons la presence de Mariah Carey, en assistante sociale, loin de l'image de Milf (Maria i'll like to fuck?) qu'elle véhicule habituellement récompensée du prix de la meilleure performance au Festival International du Film à Palm Springs, loin de son bide Glitterien. À croire que la moustache lui porte chance!

Précious, un film triste, qui a défaut de mériter un ou deux Oscars vous fera (au moins) verser une larme. Juste une...

Crédits photos: Arp Selection

lundi 1 mars 2010

Shutter Island: Petit Léo est (définitivement) devenu grand!


Il est loin le temps où Leonardo Di Caprio enflammait les minettes dans Titanic. Souvenirs, souvenirs. Ce jeune surdoué du cinéma est alors réputé (un peu) pour son jeu d'acteur et (beaucoup) pour sa gueule d'ange. Il aurait pu alors suivre une carrière à la "Macaulay Culkin", illustre héros de Maman J'ai Raté L'Avion. Il est d'ailleurs dommage qu'une version française n'aie jamais eu lieu, il est vrai qu'un Tonton J'ai Loupé Mon Rer A à Boissy aurait été un grand moment de cinéma qui manque peut être à nos chères salles... Enfin bref, Leonardo DiCaprio a failli se perdre. Un nanar post-succès: La Plage, ou sa carrière à failli prendre le chemin du bateau qui lui a offert la gloire, droit dans un iceberg. Mais celui que les moqueurs nomment (avec une once de jalousie) Di-Carpaccio (toute ressemblance avec le plat est surement volontaire) décide de reprendre les choses en main. Fini, le visage poupon. Désormais Leo est un homme, un vrai, avec des balafres et des muscles. Certes ça fait moins rêver la midinette, mais le jeu de l'acteur est toujours aussi excellent. Acteur engagé et très sensible à la cause environnementale, il excelle dans l'action en campant le rôle d'un chasseur de diamants (en 2006 pour Blood Diamonds) et voit sa vie d'acteur changer lorsqu'il tourne pour la première fois sous la direction de Martin Scorsese.
Ainsi, Leonardo DiCaprio collabore à quatre reprises avec Martin Scorsese: Les Infiltrés (2006), Gangs Of New York (2003), Aviator (2004) et Shutter Island (2010). Heureux de travailler avec "le plus grand réalisateur de son époque", Leonardo DiCaprio apprend aux côtés du réalisateur new-yorkais. La complicité entre les deux hommes apparaît à l'écran, nous faisant presque oublier que le film se déroule dans un décor sinistre, entre anciens nazis venus ouvrir des cerveaux et un jeune policier (DiCaprio) qui ne sait plus si il devient fou ou si il l'a toujours été.
Shutter Island, à voir, c'est dommage pour les petits, mais le dernier Scorsese est surtout réservé pour les grands.

Lebanon: voyage dans un char

Pour certains, la guerre se filme de l'extérieur, mais Samuel Maoz pour son premier film Lebanon utilise l'intérieur. Dans un char, quatre jeunes soldats israéliens se retrouvent au milieu de nulle part. Il faut attaquer. La guerre se vit à travers la lunette du nouveau lieu de résidence des jeunes hommes. Un angle de vue unique, contraignant et surprenant, ou le spectateur ne peut voir autre chose que la lunette de tir. La guerre est rendue (in)humaine, le contraire aurait été étonnant.
Pour son premier film, Samuel Maoz détone, un peu comme son cinéma qui a sublimé les canons du festival de Venise 2009.