Votre papa vit une belle retraite, calme et bien rangée. Un beau matin, il décide d'aider des sans papiers, et annonce à ses enfants qu'il va épouser une Moldave. Au premier abord, tout le monde dit oui, c'est beau , c'est une belle idée. Et pourtant. Quelles seraient vos réactions si cela arrivait dans votre famille? Seriez-vous près à sacrifier votre héritage?
Sur le papier, oui, l'homme est toujours rempli d'idées nobles, souvent généreux avec l'argent des autres. La réalité, elle, est souvent différente. Très bien écrit par Anne Le Ny, Les Invités De Mon Père se laisse bercer par un faux rythme d'une lenteur qui rappelle la vie, la vraie. Les acteurs jouent juste et Fabrice Luchini est parfait en nouveau riche. Karin Viard (en généraliste de banlieue) n'est pas en reste et Michel Aumont joue à merveille le papi qui joue sa crise de la double- quarantaine. À voir.
jeudi 29 avril 2010
mardi 27 avril 2010
Green Zone: le retour de Matt Damon

Matt Damon revient à l'affiche dans Green Zone. Non il ne s'est pas transformé en VRP spécialisé en énergies renouvelables (vous savez ces petits panneaux que l'on met sur le toit) mais joue le rôle d'un soldat américain (Roy Miller) basé en Iraq, dont la mission est de trouver des armes de destructions massives.
L'histoire d'amour continue entre le réalisateur Paul Greengrass (un ex journaliste passé du côté de la caméra ) et Matt Damon. Une idée frappe ou plutôt un raccourci. On ne peut s'empêcher de penser à La Trilogie Jason Bourne (La Mémoire Dans La Peau) où Greengrass a déjà eu l'occasion de diriger l'acteur au visage poupin à deux reprises (Vengeance 2 et 3).
Film résolument engagé dans la dénonciation du mensonge irakien, Green Zone est l'adaptation d'un ouvrage intitulé Dans La Zone Verte: Les Américains à Bagdad, écrit par le journaliste Rajiv Chanfrasekaran qui fut responsable du bureau du Washington Post à Bagdad entre avril 2003 et octobre 2004.
En plus d'être engagé, Green Zone est également un bon blockbuster. Ainsi, les explosions ne manquent pas et les combats sont plutôt bien fait. La mise en scène étant servie par le charisme de Matt Damon (toujours aussi bon en homme de combat) et une succession de plans donnant une sensation, assez appréciable, de vitesse et de dynamisme au film. Il est possible d'allier politique et divertissement. Même si l'ex président Bush n'a guère du apprécier la scène de raffinerie flambée...
lundi 26 avril 2010
Camping 2: comédie cheap...
Avant de rentrer dans la salle, une appréhension (légitime) s'empare du spectateur. Et si Camping 2 était du même niveau que Camping 1? Autrement dit, un film pas drôle, lourd, qui nous ferait presque regretter d'avoir eu l'occasion d'avoir un jour mis les pieds dans un camping.
Bien sur, on retrouve Franck Dubosc (à l'écriture et à l'écran, of course) et toute la bande habituelle (Mathilde Seigner, Claude Brasseur,...) et un petit nouveau Richard Anconina qui remplace Gérard Lanvin, dans le rôle de l'invité de passage.
Tout est (sur) fait pour que le spectateur rigole, mais rien à faire ça ne vient pas. Et pourtant...
Franck Dubosc qui avait retrouvé de sa superbe dans Incognito, refait du Camping. Il surjoue, slip bleu à l'appui. Tout dans la lourdeur et le clin d'oeil foireux, Patrick Chirac attend l'amour.
Entre une R21, dont l'autocollant Je Suis Célibataire n'a rien à envier aux pires Smart publicitaires, et un M. Gattineau qui a réussi dans les affaires (splendide t-chirt Dolce Gabbana, pour Drôle et Grosse?) le spectateur n'a qu'une envie, se noyer dans son siège.
On en vient presque à se demander si nos chers acteurs n'ont pas accepté ce projet pour passer quelques mois dans la région d'Arcachon ou pour boire quelques verres de Ricard (omniprésent tout au long de l'écran) Heureusement que la comédie française est un genre qui s'exporte peu. Entre Camping 2 et Mammuth (avec un Depardieu qui se la joue Mickey Rourke), le cinéma français vient de fournir deux de ses plus beaux poissons d'avril...
Bien sur, on retrouve Franck Dubosc (à l'écriture et à l'écran, of course) et toute la bande habituelle (Mathilde Seigner, Claude Brasseur,...) et un petit nouveau Richard Anconina qui remplace Gérard Lanvin, dans le rôle de l'invité de passage.
Tout est (sur) fait pour que le spectateur rigole, mais rien à faire ça ne vient pas. Et pourtant...
Franck Dubosc qui avait retrouvé de sa superbe dans Incognito, refait du Camping. Il surjoue, slip bleu à l'appui. Tout dans la lourdeur et le clin d'oeil foireux, Patrick Chirac attend l'amour.
Entre une R21, dont l'autocollant Je Suis Célibataire n'a rien à envier aux pires Smart publicitaires, et un M. Gattineau qui a réussi dans les affaires (splendide t-chirt Dolce Gabbana, pour Drôle et Grosse?) le spectateur n'a qu'une envie, se noyer dans son siège.
On en vient presque à se demander si nos chers acteurs n'ont pas accepté ce projet pour passer quelques mois dans la région d'Arcachon ou pour boire quelques verres de Ricard (omniprésent tout au long de l'écran) Heureusement que la comédie française est un genre qui s'exporte peu. Entre Camping 2 et Mammuth (avec un Depardieu qui se la joue Mickey Rourke), le cinéma français vient de fournir deux de ses plus beaux poissons d'avril...
dimanche 11 avril 2010
De ces gestes qui sauvent...
Certains jours, certains moments, monsieur Robert se retrouve pris au dépourvu. Il ne sait plus quoi faire, quoi dire, un sentiment quelconque de banalité apparaît. Fort heureusement, certains gestes où certaines attitudes existent et on sauvé plus d'une vie, partout dans le monde et 365 jours dans l'année. Effectivement! Oui je viens d'être sauvé par cette adverbe qui arrive souvent (comme la fin d'un film, en pensant au dernier Tim Burton, Alice Aux Pays Des Merveilles, merveille d'inutilité) pour nous permettre d'avoir l'air d'être intelligent lorsqu'on ne sait plus quoi dire.
Robert se transforme alors en terroriste verbal, un de ces ennemis de la langue française, dont les cousins salissent les murs facebookiens de splendides "jeu panse donc jeu souis". Le Bescherelle servant désormais à caler des étagères.
Effectivement, ce splendide adverbe est devenu un verbe, voir une phrase pour certaines personnes peu scrupuleuses qui n'hésitent pas à l'utilisaer plus de 20 fois dans la même journée. (Test effectué sur une surface de vente, sur une durée de 20 minutes)
Mais il n'y a pas que cet adverbe qui puisse vous servir de Saint Bernard. Ainsi, il est recommandé (une fois par jour) de se ronger (ou de faire semblant de le faire) ses ongles, et çe même si on a mis son plus beau vernis.
D'autres fument des cigarettes dès qu'ils le peuvent. Dans les deux cas, le sujet n'a plus l'occasion de dire des bétises et en plus de cela, il a l'air smart: Effectivement (pour le côté Beaudelaire, vous savez la partie Mal des Fleurs) ou la cibiche pour le côté cowboy des villes (l'intelligence de George Bush en moins). Effectivement.
Robert se transforme alors en terroriste verbal, un de ces ennemis de la langue française, dont les cousins salissent les murs facebookiens de splendides "jeu panse donc jeu souis". Le Bescherelle servant désormais à caler des étagères.
Effectivement, ce splendide adverbe est devenu un verbe, voir une phrase pour certaines personnes peu scrupuleuses qui n'hésitent pas à l'utilisaer plus de 20 fois dans la même journée. (Test effectué sur une surface de vente, sur une durée de 20 minutes)
Mais il n'y a pas que cet adverbe qui puisse vous servir de Saint Bernard. Ainsi, il est recommandé (une fois par jour) de se ronger (ou de faire semblant de le faire) ses ongles, et çe même si on a mis son plus beau vernis.
D'autres fument des cigarettes dès qu'ils le peuvent. Dans les deux cas, le sujet n'a plus l'occasion de dire des bétises et en plus de cela, il a l'air smart: Effectivement (pour le côté Beaudelaire, vous savez la partie Mal des Fleurs) ou la cibiche pour le côté cowboy des villes (l'intelligence de George Bush en moins). Effectivement.
vendredi 2 avril 2010
L'Arnacoeur: séduis moi si tu peux

C'en est presque devenu une habitude. Dès le début d'un film avec Romain Duris, on a le droit à un long monologue (en voix off, comme toujours) de ce dernier. Souvent, il parle de la vie, de son expérience, toujours dans des rôles de mecs cools (moitié looser, moitié lover, mais toujours cool). Son métier? C'est un séducteur-à-gages. Pourtant, il n'a pas le physique d'un Schwarzie ou la machoire d'un Rocky, il est plutôt du genre séducteur à la Française. Celui qui n'hésitera pas à pleurer (une habitude nationale)... pour mieux emballer.
Entouré de François Damien (mythique Dikkenek), et d'Helena Noguera (femme qui gère son équipe de bras-semi-cassés d'une main de maître), Alex (Romain Duris) doit séduire Juliette (Vanessa Paradis), personne dont la vie est reglé comme sur du papier à musique, dont le seul défaut serait de manger du Roquefort au petit déjeuner. Débute alors une leçon de drague sous le soleil asseptisé de la Principauté Monegasque.
Romain Duris en playboy bobo qui n'a pas peur de jouer les beaux (normal c'est son boulot) et qui au passage se prendra quelques bobos, de quoi charmer toutes les femmes n'aspirant plus au bonheur, de la ménagère de moins de 50 ans à la bobo qui a décidé de ne plus s'épiler. D'ailleurs, il plait tellement qu'en France, il a déjà séduit plus de un million de spectateurs et qu'il ouvrira le film du festival Français de Los Angeles qui se tiendra du 19 au 25 Avril 2010. Brad Pitt en tremble d'avance...
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