Avant de rentrer dans la salle, une appréhension (légitime) s'empare du spectateur. Et si Camping 2 était du même niveau que Camping 1? Autrement dit, un film pas drôle, lourd, qui nous ferait presque regretter d'avoir eu l'occasion d'avoir un jour mis les pieds dans un camping.
Bien sur, on retrouve Franck Dubosc (à l'écriture et à l'écran, of course) et toute la bande habituelle (Mathilde Seigner, Claude Brasseur,...) et un petit nouveau Richard Anconina qui remplace Gérard Lanvin, dans le rôle de l'invité de passage.
Tout est (sur) fait pour que le spectateur rigole, mais rien à faire ça ne vient pas. Et pourtant...
Franck Dubosc qui avait retrouvé de sa superbe dans Incognito, refait du Camping. Il surjoue, slip bleu à l'appui. Tout dans la lourdeur et le clin d'oeil foireux, Patrick Chirac attend l'amour.
Entre une R21, dont l'autocollant Je Suis Célibataire n'a rien à envier aux pires Smart publicitaires, et un M. Gattineau qui a réussi dans les affaires (splendide t-chirt Dolce Gabbana, pour Drôle et Grosse?) le spectateur n'a qu'une envie, se noyer dans son siège.
On en vient presque à se demander si nos chers acteurs n'ont pas accepté ce projet pour passer quelques mois dans la région d'Arcachon ou pour boire quelques verres de Ricard (omniprésent tout au long de l'écran) Heureusement que la comédie française est un genre qui s'exporte peu. Entre Camping 2 et Mammuth (avec un Depardieu qui se la joue Mickey Rourke), le cinéma français vient de fournir deux de ses plus beaux poissons d'avril...
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire