jeudi 11 mars 2010

Precious: sortez les mouchoirs...






Precious, c'est la sensation du moment. Il est vrai qu'en temps de crise (économique au cas ou vous ne vous en rappelez pas), il est toujours bon d'aller au cinéma pour voir une personne dont la vie est encore plus compliquée que la sienne. C'est simple dans Precious tout est fait pour que le spectateur se sente concerné dès les premiers pas (d'élephant?) de l'héroïne qui (si vous ne l'avez pas encore compris) se dénomme Précious.

Tout d'abord, l'histoire: À seize ans, Precious mene une vie chaotique, esclave moderne d'une mère qui la garde sous sa coupe afin de toucher l'aide sociale. Une rencontre avec un professeur change sa vie et elle apprend à lire et à écrire dans une école alternative. Commence alors une nouvelle vie.

Precious part dans une quête, d'elle même, du bonheur, et essaie de construire un avenir pour les deux enfants qu'elle a eu d'un viol avec son paternel (qui accessoirement l'a contaminé du virus du H.I.V) Lee Daniels, en adaptant le roman Push de Sapphire nous livre un film dur, ou les difficultés se suivent et s'enchaînent. Dommage que le tout n'aie pas été un peu plus subtil. Entre une histoire dure, deux viols, un virus du Sida, une héroïne analphabète et pour couronner le tout un enfant trisomique. Il semble alors évident que le spectateur ne peut faire autre chose que de se prendre d'affection pour l'héroïne, campée par Gabourey Sidibe.

Notons la presence de Mariah Carey, en assistante sociale, loin de l'image de Milf (Maria i'll like to fuck?) qu'elle véhicule habituellement récompensée du prix de la meilleure performance au Festival International du Film à Palm Springs, loin de son bide Glitterien. À croire que la moustache lui porte chance!

Précious, un film triste, qui a défaut de mériter un ou deux Oscars vous fera (au moins) verser une larme. Juste une...

Crédits photos: Arp Selection

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