
Durant de nombreuses années, je pensais tout connaitre aux femmes. Tout, vraiment tout. Pourtant j'étais à côté de la plaque, ou plutôt à coté de mon tube cathodique.
Durant six années, une série américaine donnait des conseils (malgré elle?) aux hommes qui comme moi, pensaient avoir la science infuse. Et pourtant!
Dans Sex And The City 2 , les 4 copines (Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha) se retrouvent réunies pour de nouvelles aventures au coeur des Emirats, à Abou Dabi.
Je l'admets, je prends la série au vol, et j'ai (forcément) eu recours à un cours de rattrapage avec une petite bande de minettes qui se trouvaient devant le cinéma.
Dans la salle, un constat, beaucoup d'abeilles, et très peu de guêpes. En ces temps de coupe du monde, l'homme est devant le canapé alors que sa dulcinée, elle, attend avec impatience l'arrivée prochaine des soldes.
Dès le début de Sex And The City 2, le décor est planté, ces femmes la vivent dans du glamour, dans le New York que tant de cinéastes se plaisent à rêver et sublimer.
Les 4 copines ont tout pour être heureuse dans leur vie: bon job (pour Carrie), nombreux plans culs (pour Samantha), deux bébés qui hurlent (pour Charlotte) et dès cheveux bien roux (pour Miranda). Samantha, par son exceptionnel relationnel, trouve un moyen pour elle et ses copines de partir visiter les Emirats, dans un océan de luxe. Entre le chameau et les Maybach, nos dames de choc ont fait leur choix, ca sera luxe, luxe et luxe.
Tant pis pour la crise économique évoquée lorsque Carrie explique qu'elle n'a pas pu revendre son appartement, et que de facto, elle se retrouve donc avec deux appartements dans le même immeuble.
Quelques scènes drôles ponctuent ce film (Samantha qui se fait insulter par des barbus, alors que ses compagnons, des préservatifs, se retrouvent étalés sur la place du marché public), on ne peut s'empêcher de penser au message véhiculé par ce film : l'Amérique c'est quand même le pays de la liberté, d'ailleurs c'est pas pour rien que la statue de la liberté se trouve aux Etats Unis (CQFD).
Pour les puristes du genre, le premier épisode était mieux, plus clinquant, plus cynique, plus Carrie Bradshaaaw. Pour autant, Sex And The City 2 en met plein les yeux, d'ailleurs, plus la fin du film est proche, et plus ma voisine semble triste de rentrer chez elle, pensant assurément à son Jean Michel qui aura laissé trainer des bières partout et qui n'aura pas eu le temps de changer le "ptit".
Crédits: Warner Bros