mardi 1 mars 2011

Rien à Déclarer

Dany Boon, avec Rien A Déclarer revient casser le box-office, avec un scénario des plus excitants, deux gardiens de frontières, un Français et un Belge Francophobe qui sont contraints de collaborer ensemble, le tout sous couvert d'une histoire d'amour secrète entre le douanier Français, campé par Dany Boon, et la soeur du douanier Belge, avec un Benoit Poelvoorde qui en fait des tonnes.

Jamais un film, n'a aussi mal porté son nom! En sortant de la salle, bien avant la fin du film je dois l'avouer, j'ai poussé un ouf de soulagement.

Et pourtant! Au vu de l'affiche du film, j'avais un doute tant tout laisse à penser que Dany Boon a fait un copier coller de Bienvenue Chez Les Cht'is.

Après une bonne heure de torture, une évidence s'impose: ce film est aussi plat que le pays qui fait face à la Belgique, et les gags ont autant d'impact que celui que pourrait avoir un diététicien dans un des fleurons de la gastronomie Américaine.

Bref du Dany Boon au sommet de son art. Le pire dans tout ça, c'est que le public est prêt à payer 10 Euros sa place, et même à y aller en famille! Il est vrai que les chiens ne font pas des chats...

dimanche 5 décembre 2010

Que faisait-on avant Facebook?

Aujourd'hui Facebook est partout: internet, téléphones et même au cinéma avec The Social Network, un film qui retrace l'histoire de la création du réseau qui compte aujourd'hui plus de 500 millions de membres.
Impressionnant comme chiffre, 1 terrien sur sept vit sur la toile au rythme effréné des femmes pouvant enfin montrer leur gros ventre sans avoir honte de leurs jolies rondeurs, signe énonciateur de l'arrivée d'un futur marmot qui dès 4 ans pourra gentiment poker (une sorte de wizz facebookien, le wizz provenant de msn, outil de communication tellement 2000) ses camardes de crèches, qui se feront un malin plaisir de baver de joie devant les tribulations de David et Lorraine nos deux rois de facebook du mois 2011, catégorie moins de 5 ans. Désolé pour ce petit égarement cher lecteur. Mais je ne peux m'empêcher de me poser une question, une seule interrogation : que faisions nous avant d'avoir facebook?

C'est vrai, en regardant mon entourage (le réel, pas le virtuel), je m'aperçois que beaucoup de mes amis passent leur temps à chiner sur la toile. Chiner, oui , un peu comme aux puces, sauf que leur but est d'avoir un rendez vous galant le plus rapidement possible et non de repartir bras dessus bras dessous avec une chaise à trois pieds en bois du vénézuela. Avec le réseau crée par Marc Zucherberg, il suffit qu'un ancien camarade de classe bien intentionné fasse tout pour vous rappeler le boudin que vous étiez en primaire. Ainsi votre dernier Jules, rencontré quelques heures auparavant sur la toile, pourra, sauf verrouillage de votre part, accéder aux photos d'époques. Et la c'est le drame!

Pourtant, si ma mémoire est bonne, les photos dossiers, dans une relation, c'est ce qui unit (d'une certaine manière) les couples. Un peu comme si la femme disait à l'homme: "bon je te montre cette photo, je veux te montrer celle que j'ai été et celle que je suis désormais devenue grâce à toi". Oui c'est cliché! Mais levez la tête de la feuille et posez la question à un membre de votre entourage, et vous verrez que cette question est loin d'être stupide. Elle devient presque aussi importante que la célèbre devinette: "c'est la poule ou l'oeuf qui est sorti en premier?"

Au fur et à mesure de mes nuits et soirées aussi longues et interminables que le nom du créateur du réseau social, je me demande ce que faisaient les gens en soirée quand il n'y avait pas facebook?
Une réponse simple, à mon avis, ils se faisaient chier sauf qu'ils pouvaient le dire à moins de monde. Et oui, c'est ça la magie facebookienne! Peu importe ce que l'on fasse, et peu importe que ce soit intéressant, le contraire étant plus souvent effectif, on le montre au monde entier, au monde virtuel qui nous entoure, nous emmerde avec ses photos de couples, ses bébés qui tirent la langue et ses blaireaux qui posent devant des voitures de sport qu'ils n'ont pas le droit de conduire même dans leurs rêves. C'est ça la magie facebook, montrer la dure réalité de la vie humaine, comme quoi même les prolos ont le droit à leur quart d'heure warholien.

vendredi 24 septembre 2010

Quand la Piscine prend des airs d'autoroute

L'été, c'est le moment de se ressourcer, de faire ce que l'on fait rarement (du sport) et de manger (ce que l'on fait le reste du temps) sainement.

En Septembre, le Parisien retrouve sa ville lumière, son aigreur mais aussi ses mauvaises habitudes. Et pourtant... Il ne peut s'empêcher de regarder avec une mélancolie certaine la piscine où il a joué tout l'été à Johnny Weissmuller (feu Tarzan) espérant que sa dulcinée ne finisse pas par ressembler à Laure Manaudou. Le fond d'écran de son cellulaire en témoigne, malgré les poignées d'amour qu'il a ramené de Grèce, Jules a fait du sport, et pas n'importe lequel: de la natation.
Malgré la pluie et le froid qui (re)pointe le bout de son nez, il décide de franchir le pas, et de refaire de la natation. Facile, au premier abord. Tellement simple, qu'il se pointe à la piscine municipale, tongues de plage dans le sac, et bonnet de bain assorti au moule bite de bain.

Notre Parisien en a marre de passer sa pause déjeuner a manger face à son insipide sandwich de La Brioche Dorée. Il veut pauser utile. Du sport. Quantifié. Rationnalisé.

Première surprise, la queue pour aller barboter. De nombreux cadres ont eu la même idée que lui. Surprise. Lui qui pensait être le seul à vouloir un corps sain. 10 minutes de queue plus tard, son ticket pour la petite bleue en poche, il file vers le vestiaire dont les odeurs de chlore lui rappellent l'époque où étudiant il achetait de l'eau de Javel bon marché. Qu'importe. Un sportif doit souffrir. Premier choc. À sa droite, un cours d'aquagym ou les participants font semblant de bouger dans l'eau. Les hommes se rincent l'oeil et les femmes cravachent. C'est la dure loi du bassin.

Notre Parisien bombe le torse et range ses bourrelets du mieux qu'il peut. Après tout les poils et le bronzage sont la pour protéger sa masse corporelle. Il se jette à l'eau pensant alors qu'il va vivre un moment de détente totale et complète. Cruelle désillusion! Il découvre alors un bassin qui lui rappelle ses after-work Periphéquien, sauf que les voitures sont des hommes et que les gaz d'échappement sont les jets d'eau projetés par les pieds de ces débutants qui font tout pour faire travailler leurs cuisses. 100 personnes qui nagent dans le bassin évoquent les klaxons de la rue. Il double même sur la file de gauche certains qui nagent à la vitesse d'une boite de thon.

Il s'accroche, fait quatre, cinq longueurs, puis décide de partir, pensant tendrement aux bouchons de la soirée. Pour le sport, notre Parisien attendra l'été prochain. Demain midi, il ira faire du vélo sur les nouvelles voies crées par Bertrand Delanoë, vous savez celles qui vont à l'inverse de la situation. C'est toujours plus sympa de voir la gueule de son futur chauffard...

dimanche 13 juin 2010

Sex And The City 2


Durant de nombreuses années, je pensais tout connaitre aux femmes. Tout, vraiment tout. Pourtant j'étais à côté de la plaque, ou plutôt à coté de mon tube cathodique.

Durant six années, une série américaine donnait des conseils (malgré elle?) aux hommes qui comme moi, pensaient avoir la science infuse. Et pourtant!

Dans Sex And The City 2 , les 4 copines (Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha) se retrouvent réunies pour de nouvelles aventures au coeur des Emirats, à Abou Dabi.
Je l'admets, je prends la série au vol, et j'ai (forcément) eu recours à un cours de rattrapage avec une petite bande de minettes qui se trouvaient devant le cinéma.

Dans la salle, un constat, beaucoup d'abeilles, et très peu de guêpes. En ces temps de coupe du monde, l'homme est devant le canapé alors que sa dulcinée, elle, attend avec impatience l'arrivée prochaine des soldes.
Dès le début de Sex And The City 2, le décor est planté, ces femmes la vivent dans du glamour, dans le New York que tant de cinéastes se plaisent à rêver et sublimer.

Les 4 copines ont tout pour être heureuse dans leur vie: bon job (pour Carrie), nombreux plans culs (pour Samantha), deux bébés qui hurlent (pour Charlotte) et dès cheveux bien roux (pour Miranda). Samantha, par son exceptionnel relationnel, trouve un moyen pour elle et ses copines de partir visiter les Emirats, dans un océan de luxe. Entre le chameau et les Maybach, nos dames de choc ont fait leur choix, ca sera luxe, luxe et luxe.

Tant pis pour la crise économique évoquée lorsque Carrie explique qu'elle n'a pas pu revendre son appartement, et que de facto, elle se retrouve donc avec deux appartements dans le même immeuble.

Quelques scènes drôles ponctuent ce film (Samantha qui se fait insulter par des barbus, alors que ses compagnons, des préservatifs, se retrouvent étalés sur la place du marché public), on ne peut s'empêcher de penser au message véhiculé par ce film : l'Amérique c'est quand même le pays de la liberté, d'ailleurs c'est pas pour rien que la statue de la liberté se trouve aux Etats Unis (CQFD).

Pour les puristes du genre, le premier épisode était mieux, plus clinquant, plus cynique, plus Carrie Bradshaaaw. Pour autant, Sex And The City 2 en met plein les yeux, d'ailleurs, plus la fin du film est proche, et plus ma voisine semble triste de rentrer chez elle, pensant assurément à son Jean Michel qui aura laissé trainer des bières partout et qui n'aura pas eu le temps de changer le "ptit".

Crédits: Warner Bros

jeudi 29 avril 2010

Les Invités De Mon Père

Votre papa vit une belle retraite, calme et bien rangée. Un beau matin, il décide d'aider des sans papiers, et annonce à ses enfants qu'il va épouser une Moldave. Au premier abord, tout le monde dit oui, c'est beau , c'est une belle idée. Et pourtant. Quelles seraient vos réactions si cela arrivait dans votre famille? Seriez-vous près à sacrifier votre héritage?

Sur le papier, oui, l'homme est toujours rempli d'idées nobles, souvent généreux avec l'argent des autres. La réalité, elle, est souvent différente. Très bien écrit par Anne Le Ny, Les Invités De Mon Père se laisse bercer par un faux rythme d'une lenteur qui rappelle la vie, la vraie. Les acteurs jouent juste et Fabrice Luchini est parfait en nouveau riche. Karin Viard (en généraliste de banlieue) n'est pas en reste et Michel Aumont joue à merveille le papi qui joue sa crise de la double- quarantaine. À voir.

mardi 27 avril 2010

Green Zone: le retour de Matt Damon




Matt Damon revient à l'affiche dans Green Zone. Non il ne s'est pas transformé en VRP spécialisé en énergies renouvelables (vous savez ces petits panneaux que l'on met sur le toit) mais joue le rôle d'un soldat américain (Roy Miller) basé en Iraq, dont la mission est de trouver des armes de destructions massives.

L'histoire d'amour continue entre le réalisateur Paul Greengrass (un ex journaliste passé du côté de la caméra ) et Matt Damon. Une idée frappe ou plutôt un raccourci. On ne peut s'empêcher de penser à La Trilogie Jason Bourne (La Mémoire Dans La Peau) où Greengrass a déjà eu l'occasion de diriger l'acteur au visage poupin à deux reprises (Vengeance 2 et 3).

Film résolument engagé dans la dénonciation du mensonge irakien, Green Zone est l'adaptation d'un ouvrage intitulé Dans La Zone Verte: Les Américains à Bagdad, écrit par le journaliste Rajiv Chanfrasekaran qui fut responsable du bureau du Washington Post à Bagdad entre avril 2003 et octobre 2004.

En plus d'être engagé, Green Zone est également un bon blockbuster. Ainsi, les explosions ne manquent pas et les combats sont plutôt bien fait. La mise en scène étant servie par le charisme de Matt Damon (toujours aussi bon en homme de combat) et une succession de plans donnant une sensation, assez appréciable, de vitesse et de dynamisme au film. Il est possible d'allier politique et divertissement. Même si l'ex président Bush n'a guère du apprécier la scène de raffinerie flambée...

lundi 26 avril 2010

Camping 2: comédie cheap...

Avant de rentrer dans la salle, une appréhension (légitime) s'empare du spectateur. Et si Camping 2 était du même niveau que Camping 1? Autrement dit, un film pas drôle, lourd, qui nous ferait presque regretter d'avoir eu l'occasion d'avoir un jour mis les pieds dans un camping.

Bien sur, on retrouve Franck Dubosc (à l'écriture et à l'écran, of course) et toute la bande habituelle (Mathilde Seigner, Claude Brasseur,...) et un petit nouveau Richard Anconina qui remplace Gérard Lanvin, dans le rôle de l'invité de passage.
Tout est (sur) fait pour que le spectateur rigole, mais rien à faire ça ne vient pas. Et pourtant...

Franck Dubosc qui avait retrouvé de sa superbe dans Incognito, refait du Camping. Il surjoue, slip bleu à l'appui. Tout dans la lourdeur et le clin d'oeil foireux, Patrick Chirac attend l'amour.

Entre une R21, dont l'autocollant Je Suis Célibataire n'a rien à envier aux pires Smart publicitaires, et un M. Gattineau qui a réussi dans les affaires (splendide t-chirt Dolce Gabbana, pour Drôle et Grosse?) le spectateur n'a qu'une envie, se noyer dans son siège.

On en vient presque à se demander si nos chers acteurs n'ont pas accepté ce projet pour passer quelques mois dans la région d'Arcachon ou pour boire quelques verres de Ricard (omniprésent tout au long de l'écran) Heureusement que la comédie française est un genre qui s'exporte peu. Entre Camping 2 et Mammuth (avec un Depardieu qui se la joue Mickey Rourke), le cinéma français vient de fournir deux de ses plus beaux poissons d'avril...